segunda-feira, 29 de agosto de 2016

L'expérience Portugaise (Conclusion)

L'expérience Portugaise
Conclusion de l'émission enregistrée le 20 septembre 2014 
3ème partie.


L’expérience Portugaise est moderne à différents niveaux. Moderne pas seulement dans l’attitude des travailleurs et dans la nature des revendications, mais aussi comme contre attaque du capitalisme d’État du moins à cette époque.

Est-ce qu’il peut se permettre ce genre d’offensive actuellement c’est un autre débat ? C’est peut-être le doux rêve des Keynesiens, des staliniens et des gauchistes qui pensent que taxer le capitalisme c’est de l’anti-capitalisme qu’étatiser un entreprise c’est le début du socialisme…qu’il pense possible dans un seul pays.

Toujours est-il que les pratiques des prolétaires ont déclenché un type de contre-attaque de la bourgeoisie.

C’est un mouvement qui a dépassé pratiquement les polémiques stériles entre les léninistes et les communistes de gauches, polémiques qui font fureur depuis 90 ans. Car les défenseurs du parti d’avant-garde ont été forcés de nier l’essence même de leur convictions jusqu’à dire qu’ils n’étaient pas des partis. Même les formes conseillistes ont été exhibées sans contenu communiste. Et même ceux qui se disaient matérialistes dialectiques, concept d’ailleurs jamais employé par Marx, ont dû réviser certains de leurs jugements sur le sens de l’histoire.

L'expérience portugaise de 1974 à 1976 a montré que l’activité révolutionnaire ne découle pas de stratégies qui sortent toute faites de la tête de théoriciens, de généraux, des professionnels de la politiques ou de petits chefs de groupes d’avant-garde auto-proclamé. Les expériences émergent dans le cours de la lutte et ses formes sont sécrétées, dictées par l’expression que prennent la nécessité de la lutte.

Des milliers de travailleurs sont rentrés dans la lutte. Mais l'ennemi qui a surgi en face de lui était habillé d’un costume inespéré, celui de ses propres organisations !

Ce fut un des facteurs de démobilisation très important.

A l'époque dès que se créait une organisation elle en venait toujours à être manipulée par des avant-gardes ou des chefs qui n’étaient bien souvent pas des prolétaires et qui donc, ne comprenaient rien aux raisons de la lutte. Ceci est même valable pour des groupes dont les positions étaient justes historiquement et dont les prétentions et l’arrogance était  entretenue par leurs fragilités.  Mais il n’en était pas moins léniniste et autoritaire dans leur manière d’être.

Les révolutionnaires ont aussi démontré dans leur grande majorité qu’ils sont une partie du problème et non une partie de la solution.

Mais parler de “révolution portugaise” c'est faire passer pour révolution une réorganisation du capital. Tant que le prolétariat reste dans les limites économiques et politiques capitalistes, non seulement ses mouvements élémentaires ne font pas changer de base la société, mais même les réformes acquises (libertés politiques et revendications économiques) sont vouées à une existence éphémère. Ce que le capital concède à une poussée ouvrière, il peut le reprendre en totalité ou en partie dès sa retombée: tout mouvement se condamne s'il se borne à une pression sur le capitalisme. Tant que les prolétaires agissent ainsi, ils ne font que taper du poing sur la table.

C’est pourquoi insister sur “l'autonomie” des actions ouvrières ne suffit pas. L'autonomie n'est pas plus un principe révolutionnaire que le “dirigisme” par une minorité. La révolution ne se revendique pas plus de la démocratie que de la dictature.

Le contenu de l'action est le critère déterminant : la révolution n'est pas affaire de ”majorité” et privilégier l'autonomie ouvrière conduit à une impasse. 

L'ouvriérisme est parfois une réaction saine, mais s'avère catastrophique quand il se fige et se théorise. Dès lors on escamote les tâches décisives de la révolution. Au nom de la “démocratie ouvrière”, on enferme les prolétaires dans l'entreprise et les problèmes de la production (sans voir la révolution comme destruction de l'entreprise en tant que telle). On obscurcit la question de l’État. Au mieux, on réinvente le “syndicalisme révolutionnaire”.

A la fin de cette émission il reste de la colère et du  malaise qui vient certainement de ce décalage si saisissant entre les combats d'hier et les aspirations d'aujourd'hui.

Peut-être il est tant de parler sérieusement de révolution et de communisme.

terça-feira, 23 de agosto de 2016

Políticas coloniais em tempo de revoltas Angola circa 1961

Neste livro, são analisadas as políticas do Estado colonial português em Angola, no momento em que as revoltas de libertação abriram as portas à descolonização. Os principais acontecimentos em análise são as revoltas de 1961, nas plantações de algodão da Baixa de Cassange, nas prisões de Luanda e nas regiões de produção de café do Uíge. Do estudo dos acontecimentos, investigam-se alguns processos capazes de ajudar a ir mais fundo na reconstituição dos modos de tomada de decisão. Foi assim que foram traçádas a longa história da destribalização, a do sistema carcerário e a da Casa dos Estudantes do Império, no confronto com o trabalho que veio a ser desenvolvido pelo Gabinete dos Negócios Políticos. Este último foi a principal organização da administração central que tratou as informações de todo o império e elaborou planos proto-totalitários, em tempo de revoltas. 
Diogo Ramada Curto (dir.); Bernardo Pinto da Cruz; Teresa Furtado. Ediçoes Afrontamento  324 pp., 2016, ISBN: 978-972-36-1484-8.

Memória Subversiva - Anarquismo e Sindicalismo em Portugal (1910-1975) (Documentaire)




Memória Subversiva: Anarquismo e Sindicalismo em Portugal (1910-1975)

Nas primeiras décadas do século XX a ideia anarquista e particularmenteo sindicalismo anarquista foram uma força pujante em Portugal. A CGT (Confederação Geral do Trabalho – anarco-sindicalista) era a única Central Sindical que existia no País. A sua publicação, A Batalha, chegou a ser o terceiro diário de maior circulação no País.

“Memória Subversiva: Anarquismo e Sindicalismo em Portugal (1910-1975)”, realizado por José Tavares e Stefanie Zoche, é o único documentário sobre este movimento, reunindo os testemunhos de vinte e um activistas anarquisas e sindicalistas.


No 18 de Janeiro o nosso plano era atacar a esquadra da policia, sabotar a hidro-eléctrica, cortar a linha telegráfica.

Morreram 30 homens no Tarrafal. Só isto revela bem a dureza daquele campo.

Já não havia liberdades nenhumas. Os nossos militantes estavam presos. Não havia outra solução, senão abater a figura principal.

Setúbal era uma cidade onde havia muitos anarquistas. Havia muitos mesmo. Tanto assim que chamavam a Setúbal a Barcelona portuguesa.

O 25 de Abril foi uma revolução traída. Traída pelos cravos vermelhos que encravaram as espingardas.