Todos os editoriais do Jornal COMBATE - (Janeiro 2020) Vosstanie Editions

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quinta-feira, 27 de fevereiro de 2020

Le mouvement anarchiste portugais / Le Monde Libertaire (1984)

 Le mouvement anarchiste portugais
Le Monde Libertaire (1984) - 14 juin 1984 n° 535

L’anarchisme a été, jusqu’aux années 40, le courant idéologique prédominant au Portugal, dans la classe laborieuse. Pourtant, même aujourd’hui celui-ci prend un nouvel essor, il reste encore peu diffusé et mal connu, ce qui rend difficiles la connaissance et la compréhension de son évolution, de la période salazariste à nos jours. C’est à travers les quelques documents [1] auxquels j’ai eu accès que j’essaye de donner, ici, un aperçu de l’histoire et de l’existence de ce mouvement.

La situation explosive au début du siècle

La période qui a suivi la guerre de 14-18 a marqué le début du déclin du mouvement ouvrier dans son ensemble. La guerre, la crise économique et la répression farouche, exercée par la république, ont provoqué une baisse significative du degré de combativité du prolétariat fatigué par des grèves aussi dures que longues.

D’un autre côté, une vague de protestations, menée par la bourgeoisie républicaine, contre le Parti démocrate, au pouvoir, a amplifié la crise politique déjà existante. Cette situation ne pouvait qu’être favorable aux tentatives de coups d’Etat, et de fait, l’une d’elles aboutit au coup d’État du 28 mai 1926, soutenu par tous les stratèges de la partie la plus conservatrice et réactionnaire de la bourgeoisie portugaise.

L’opposition du mouvement anarchiste ne se fit pas attendre. En effet, nombreuses et violentes, furent les actions de protestation. Pourtant, la répression s’ampli-fia, surtout après la tentative insurrectionnelle du 7 février 1927, où il y eu plusieurs dizaines de morts, des centaines d’arrestations ainsi que l’interdiction de la CGT et des journaux anarchistes. Dès lors, beaucoup de militants vont être contraints à l’exil ; de là, naîtra, à Paris, l’embryon de la future Fédération anarchiste des Portugais en exil (FAPE). Celle-ci commença à exister, réellement, en Espagne, dès 1931-1932, et eut un rôle important durant la guerre civile espagnole. Au Portugal, il fallut attendre 1929 pour que la presse anarchiste réapparaisse (à Porto, avec Le Germinal, L’Aurore et La Vie (dans cette ville, la répression était beaucoup moins importante qu’à Lisbonne).

En 1930, se forma l’Alliance libertaire de Lisbonne (ALL), et petit à petit, divers groupes apparurent dans tout le pays. Leur fédération donna donc l’ALL qui elle-même engendra en juin 1932 la Fédération anarchiste de la région portugaise (FARP). Pourtant les persécutions policières, les nombreuses arrestations de ses militants, eurent raison d’elle, six mois plus tard.

Malgré cela, à la suite d’une réunion, au printemps 1932, dans la Société espérantiste Antawen, se créa le Comité régional organisateur des jeunes libertaires. Ce dernier sera le seul mouvement spécifiquement anarchiste (avec pour but la reconstruction de tout le mouvement) qui réussisse à survivre jusqu’aux années 50.

Pendant ce temps, le régime politique de Salazar, devenant de plus en plus fort, publie le Statut du travail national, avec pour but la dissolution des syndicats existants. De là, va sortir la tentative d’insurrection du 18 janvier 1934, qui fut, à cette époque, sans conteste, un des principaux mouvements tentés par le prolétariat, de manière autonome. L’échec de cette tentative et l’augmentation importante de la répression policière entraînèrent certains changements dans le mouvement anarchiste, et en particulier, la disparition définitive de la CGT en tant que telle. Pourtant, son journal, A Batalha (« La bataille ») continuera à paraître, clandestinement, grâce aux divers groupes de la FARP et des Jeunes libertaires.

En 1939, donc, quasiment toute opposition au régime avait disparu. La répression atteignit un seuil jamais franchi par elle, et ce furent plusieurs dizaines de militants du mouvement anarchiste qui furent arrêtés et déportés. Il faut d’ailleurs souligner que la conjoncture internationale, dominée par le renforcement du fascisme dans plusieurs pays d’Europe, et surtout par la défaite du mouvement révolutionnaire espagnol, était totalement favorable au durcissement du régime salazariste. Les causes de la disparition du mouvement anarchiste en 1950 furent sans doute :
  • sa non adaptation à la nouvelle réalité ;
  • une faiblesse théorique et progressive [2] ;
  • et surtout la forte répression.
Il y eu alors une dispersion des militants anarchistes qui continuèrent leurs activités, soit au sein du Mouvement d’unité démocratique, qui était apparu en 1945, soit au sein de coopératives et associations. Le mouvement ne réapparut, alors, en tant que tel, qu’en 1974.

Pour des carences diverses et par manque de moyens matériels, l’organisation libertaire n’a pas connu de grand développement après le 25 avril 1974 (« Révolution des oeillets »). Parmi les nombreux jeunes [3] apparemment plein d’enthousiasme, apparaissant à cette époque dans les organisations libertaires, beaucoup, en fait, ne faisaient que passer en courant d’air, d’où les échecs des tentatives d’organisations à l’échelle nationale, comme ont essayé de l’être le Mouvement libertaire portugais (MLP), l’Alliance libertaire et anarcho-syndicaliste, pour ne parler que de celles qui ont eu, effectivement, un début de réalisation (tout cela étant fait avec comme base le journal A Batalha). A Voz Anarquiste (« La voix anarchiste »), qui depuis sa fondation (soutenue par le Centre de culture libertaire) a toujours eu son adresse à Almada, a été présente dans toutes les tentatives organisationnelles à l’échelle nationale.

C’est d’ailleurs en cette année 1974 que naquit la revue « de culture et de pensée anarchiste » A Ideia (« L’Idée ») qui continue à paraître aujourd’hui, environ tous les six mois. Il ne faudrait pas non plus oublier le journal O Meridional qui parut de 1978 à 1979 et dont le livre de Julio Carrapato : Una campanha de salubridade on a critiquerda ideologia do conformismo (« Une campagne de salubrité ou la critique de l’idéologie du conformisme) retrace pour nous plusieurs articles très intéressants de ce journal.

Le mouvement anarchiste portugais aujourd’hui

Il y a de nombreux compagnons isolés, suivant la tendance plus ou moins individualiste. Pourtant, depuis ces dernières années des petits groupes apparaissent dans différentes régions du Portugal et semblent plus solides, moins éphémères qu’auparavant, plus présents dans les luttes (antinucléaires, antimilitarisme, social, etc.).

Deux projets intéressants destinés à améliorer les moyens de diffusion de l’idéologie anarchiste sont en cours : une imprimerie libertaire et une radio Liberté. D’un autre côté, le journal Voz Anarquista a terminé sa longue marche avec le n° 74 (les éditeurs étudient, actuellement, le lancement d’un nouveau type de publication périodique).

Le journal A Batalha (ancien organe de la CGT anarcho-syndicaliste, qui est le journal libertaire paraissant le plus régulièrement, actuellement au Portugal) est confronté a de nombreuses difficultés (économiques, entre autres), d’où une tentative de restructuration.

Il ne faudrait pas oublier, pour terminer, de parler de la publication polycopiée O Despertar (« Le Réveil », des jeunesses libertaires) qui n’a pas une parution périodique, mais dont il est intéressant de signaler l’existence, car elle semblerait marquer la renaissance des Jeunesses libertaires au Portugal. Signalons également le projet de réalisation en 1987 d’un colloque d’études et une exposition historique sur le thème : « Un siècle d’anarchisme au Portugal ».

Secrétariat aux relations Internationales

[1] Documents utilisés pour cette étude A Ideia n° 32-33, Apontamentos sobre a historia das JJLL en Portugal (FIJL), le livre de José Francisco, cité ci-dessous ; Osegredo dos prisées atkintices de Acàcia Tomas de Aquino ; O despertar operario em Portugal de Edgar Rodrigues (éd. Sementeira).
[2] Cette faiblesse théorique se sentira d’ailleurs dans les quelques journaux qui réussissent à survivre durant cette période.
[3] Pour un témoignage sur les journées d’un militant anarchiste pendant la « Révolution des œillets », voir le livre de José Francisco Episédios da minha vida familiar de militante confederal, éd. Sementeira.

A Banca ao Serviço do Povo / Ricardo Noronha (PDF)

Política e Economia Durante o PREC (1974-75)
  
Ricardo Noronha


Este livro ocupa-se da nacionalização da banca no contexto do processo revolucionário português de 1974-75. Baseado num vasto acervo de fontes documentais e inspirado num conjunto de ferramentas teóricas desenvolvidas por Mario Tronti, Walter Benjamin e Michel Foucault, o seu ponto de partida é uma interrogação incontornável: por que razão uma medida que não constava do Programa do Movimento das Forças Armadas e assumia implicações tão consideráveis, a curto e a longo prazo, obteve um apoio suficientemente alargado para ser inscrita na Constituição da República enquanto uma conquista irreversível da classe trabalhadora? A resposta ensaiada ao longo destas páginas estabelece uma articulação entre conflitos sociais e economia política, identificando-a enquanto o centro de gravidade do processo que conduziria à nacionalização da banca. Nesse sentido, analisa o modo como as lutas sociais contribuíram para um processo de radicalização cumulativa iniciado no final do Estado Novo, que ganharia intensidade crescente ao longo do processo revolucionário. Simultaneamente, tenta compreender por que razão o diagnóstico da situação económica contribuiu para polarizar o combate político, cartografando as linhas de força de um debate que conheceu sucessivas declinações e abrangeu aspetos tão diversos como a inflação, a legislação laboral ou as relações de propriedade. Num contexto de crise económica e revolucionária, o setor bancário converteu-se num ponto crítico da relação entre trabalho e capital: a concessão de crédito assumiria uma importância decisiva após o 25 de Abril, com os sindicatos a atribuir aos banqueiros propósitos de desestabilização associados à prática de “sabotagem económica”; na sequência da nacionalização do setor, por sua vez, governantes, gestores e sindicalistas propuseram-se colocar “a banca ao serviço do povo”, no contexto de uma breve experiência de “transição socialista” cujo eco se faria sentir no texto da Constituição da República. O caso da banca revela-se assim uma chave interpretativa privilegiada para identificar o elenco de problemas e o horizonte de possibilidades que dominou a conjuntura histórica a seguir ao 25 de Abril. Este livro propõe-se contribuir para o amadurecimento do campo historiográfico dedicado à interpretação do processo revolucionário de 1975-75, estabelecendo um diálogo crítico com os trabalhos de investigação produzidos acerca do tema ao longo dos últimos anos.

Imprensa de História Contemporânea 2018, 356p.


quarta-feira, 19 de fevereiro de 2020

The Luso-Anarchist Reader : The Origins of Anarchism in Portugal and Brazil

The Luso-Anarchist Reader
The Origins of Anarchism in Portugal and Brazil
 
 Edited by:
Plínio de Góes Jr, 
University of Massachusetts, Lowell

A volume in the series: Critical Constructions: Studies on Education and Society. Editor(s): Curry Stephenson Malott, West Chester University of Pennsylvania. Brad J. Porfilio, San Jose State University. Marc Pruyn, Monash University. Derek R. Ford, DePauw University.

Published 2017

No book has ever presented a selection of writings of anarchists from the Portuguese‐speaking world to an English‐speaking audience. In The Luso‐Anarchist Reader, writings by feminist radicals such as Maria Lacerda de Moura and anarchist communists such as Neno Vasco are made available in English for the first time. Researchers and activists interested in achieving a more comprehensive understanding of people's movements could certainly stand to benefit from exposure to these texts.

Groups such as the Anarchist Federation of Rio de Janeiro are organizing in both urban and rural Brazil, sometimes working as part of a larger umbrella organization known as Brazilian Anarchist Coordination or CAB coordinating the efforts of various anarchist associations. Anarchists participated in the massive 2013 protests in Brazil, protests that brought together millions of people to speak out against corruption and for a variety of social causes. Anarchists are active in anti‐austerity protests in Portugal against the European troika. Given the visibility of anarchism in the Portuguese‐speaking world, Brazil in particular, the need to understand the roots of this anarchist tradition is especially salient.

Anarchism in the Portuguese‐speaking world during the early twentieth century brought together immigrants, people of African and indigenous descent, and feminists to forge a solidarity‐based alliance for change. The young anarchist activists questioning the status quo today stand on ground seeded by the hard work of their predecessors.

CONTENTS
Dedication. Introduction to the Reader. Introductory Essay: Renovação: The Origins of Luso‐Anarchism, Plínio de Góes, Jr. 
PART I: FERTILE SOIL FOR THE LIBERTARIAN LEFT: LIMA BARRETO. Words From an Anarchist “Snob” (1913), Lima Barreto. Manuel Capineiro (1915), Lima Barreto. The Sower (1921), Avelino Fóscolo. Alms (1905), Avelino Fóscolo. Syndicalism in Portugal (1931), Manuel Joaquim de Sousa. 
PART II: THE THEORETICAL STRUCTURE OF LUSO‐ANARCHISM. The Anarchist Conception of Syndicalism (1923), Neno Vasco. Povero Vecchio! (1902), Neno Vasco. The Parasites (1935), Neno Vasco. Love Each Other . . . and Don’t Breed (1932): Intelligence has a Gender, Maria Lacerda de Moura. Sons of the Poor (1905), Ângelo Jorge. God (1905), Ângelo Jorge. The Factory (1909), Ângelo Jorge. Liberty and Life (1905), Ângelo Jorge. Sexual Love (1909), Ângelo Jorge. The Inevitability of Anarchy (1905), Ângelo Jorge. The Authoritarian Formula (1909), Ângelo Jorge. 
PART III: THE REPRESSION OF LUSO‐ANARCHISM. Four Years of Exile (1931), Mário Castelhano. Letter from Varella (1927), José Maria Fernandes Varella. Letter from Varella (1927), José Maria Fernandes Varella. Concluding Remarks: A Living Tradition.
 

segunda-feira, 3 de fevereiro de 2020

Um homem vale um homem memória, história e anarquismo em Edgar Rodrigues / Carlos Augusto Addor

Um homem vale um homem memória, história e anarquismo em Edgar Rodrigues 
Carlos Augusto Addor


O tema desta tese é a obra de Edgar Rodrigues, memorialista do anarquismo no Brasil e em Portugal. A partir da análise da obra deste autor, composta por mais de cinquenta livros e cerca de mil e oitocentos artigos, publicados, tanto os livros como os artigos, em vários países, e produzida ao longo de um período que ultrapassa cinco décadas, procuramos escrever, ou reescrever, uma história do anarquismo e de suas relações com o movimento operário e sindical no Brasil, num recorte cronológico bastante amplo, que se estende da Proclamação da República, em 1889 até o Golpe Civil-Militar de 1964. Buscamos sempre relacionar a obra de Edgar Rodrigues à sua vida e ao contexto histórico no qual o autor viveu e produziu: num primeiro momento, Portugal, do seu nascimento em 1921 até a migração para o Brasil, em 1951. Desse ano, e até a sua morte em 2009 na cidade do Rio de Janeiro, trabalhamos com a vida e, principalmente, com a vasta obra de Edgar Rodrigues, produzida, em sua quase totalidade, nesse segundo momento, no país que o acolheu, e onde se naturalizou brasileiro. Pensamos que a tese pode contribuir para estudos, pesquisas e debates, não só sobre a obra de Edgar Rodrigues, mas também sobre a história do anarquismo, em especial no Brasil, e seus valores fundamentais: socialismo e liberdade.


sábado, 1 de fevereiro de 2020

OS COMUNISTAS DOS CONSELHOS E A III INTERNACIONAL


PANNEKOEK - LUKACS - OTTO RÜHLE - GORTER
BORDIGA - SYLVIA PANKHURST - K.A.P.D- A.A.U.-E
IL SOVIET - K.A.I - "COMUNISTAS BELGAS"
FRACÇÃO ABSTENCIONISTA DO P.S.I
COMUNIST LABOR PARTY - COMUNIST PARTY
GABINETE DE AMESTERDÃO
 
ASSIRIO & ALVIM / Nova Série / ensaio / 13
LISBOA, 1976, 198 paginas.
Tradução e organização de textos de Rui Macedo.